La blague
Une blonde annonce qu’elle va démonter un cliché. Que sort-elle de son sac ?
Réponse : Un tournevis : ce cliché-là ne se démontera pas tout seul.
La rubrique
Le débrief de la rédaction
Ce qu’il faut comprendre avant de la raconter.Pourquoi elle fait rire
Dans son sens figuré, « démonter un cliché » signifie contester une idée toute faite et montrer qu’elle ne correspond pas à la réalité. Le mot « cliché » désigne ici un stéréotype : une représentation simplifiée que l’on applique à un groupe ou à une catégorie de personnes. La mention d’une blonde renvoie précisément au cliché comique qui présente les femmes blondes comme naïves ou peu perspicaces.
Dans son sens concret, « démonter » consiste à séparer les pièces d’un objet assemblé. Un tournevis est alors un outil cohérent, puisqu’il permet de retirer les vis qui maintiennent ces pièces. La chute fait comme si le cliché était un objet matériel rangé devant le personnage et qu’il fallait réellement le désassembler.
La seconde partie de la réponse, « ce cliché-là ne se démontera pas tout seul », prolonge cette lecture concrète. Elle donne au geste une logique volontaire : puisque le démontage nécessite une action, le tournevis paraît indispensable. L’expression figurée disparaît momentanément derrière une tâche de bricolage.
Le bon timing
Prononcez « démonter un cliché » naturellement, sans signaler que l’expression va être comprise au sens matériel.
Laissez une courte pause après la question pour que le public imagine une preuve, un discours ou un geste intelligent.
Dans la réponse, appuyez légèrement « tournevis », puis dites la justification avec l’assurance pratique de quelqu’un qui s’apprête à bricoler.
À qui la raconter ?
Cette plaisanterie appartient au registre des blagues blondes et reprend volontairement un stéréotype connu. Elle gagne à être racontée comme un jeu sur la langue plutôt que comme un jugement sur des personnes réelles. Le cœur de la blague est en effet l’expression « démonter un cliché », pas la couleur de cheveux en elle-même.
Elle convient à une série consacrée aux expressions prises au pied de la lettre, notamment aux côtés de formules comme « casser les pieds » ou « prendre la porte ». Sa compréhension suppose simplement de connaître le sens figuré de « cliché » et l’usage d’un tournevis.
Pour éviter d’alourdir la plaisanterie, il n’est pas nécessaire d’ajouter une morale sur les stéré
Une variante à garder sous le coude
Une blonde dit qu’elle va casser un cliché. Que prend-elle dans sa boîte à outils ? Réponse : Un marteau.
Une blonde veut déboulonner un vieux cliché. Quel outil choisit-elle ? Réponse : Une clé à molette.