La blague
Le professeur demande à Nina de donner un exemple de raccourci. Que fait-elle ?
Réponse : Elle écrit « ex. ».
La rubrique
Le débrief de la rédaction
Ce qu’il faut comprendre avant de la raconter.Pourquoi elle fait rire
Dans la demande du professeur, un « exemple de raccourci » désigne normalement un cas permettant d’illustrer ce qu’est un raccourci. Selon le cours, on pourrait penser à un chemin plus court, à une combinaison de touches ou à une manière abrégée d’écrire quelque chose.
Nina choisit la dernière possibilité, mais elle l’applique immédiatement au mot prononcé par le professeur. « Ex. » est l’abréviation usuelle d’« exemple ». En l’écrivant, elle fournit donc bien un exemple de raccourci tout en raccourcissant le mot « exemple » lui-même.
Sa réponse est extrêmement brève, ce qui prouve matériellement son idée. Elle ne décrit pas un raccourci : elle en réalise un sous les yeux du professeur. La solution paraît d’abord trop courte pour répondre à la consigne, puis elle se révèle parfaitement adaptée.
Le point après « ex. » est important. Il indique qu’il s’agit d’une abréviation et non du préfixe « ex- » employé dans des mots comme « ex-collègue ». La graphie complète permet donc de comprendre immédiatement quel mot Nina a condensé.
Le bon timing
Après la question, laissez un vrai silence d’une seconde : le public doit avoir le temps de chercher un exemple plus compliqué.
Prononcez la réponse très brièvement, en détachant les deux lettres : « e-x, point ». Cela permet de faire entendre la graphie.
N’ajoutez aucune explication immédiatement après la chute. Sa concision fait partie du mécanisme et un commentaire trop rapide annulerait cet effet.
À qui la raconter ?
Cette blague d’école est adaptée aux enfants qui savent déjà reconnaître quelques abréviations. Elle peut servir de petite devinette en classe, lors d’un jeu familial ou dans une série de questions sur les mots. Elle ne se moque pas réellement de l’élève : Nina trouve au contraire une réponse inventive et défendable.
À l’écrit, les guillemets et le point rendent la solution immédiatement visible. À l’oral, il faut préciser le point ou mimer l’écriture, faute de quoi certains auditeurs pourraient entendre seulement le préfixe « ex ». Un tableau, une feuille ou un geste de la main peut aider sans alourdir la scène.
Le mécanisme peut également ouvrir une discussion simple sur les abréviations
Une variante à garder sous le coude
Le professeur demande un exemple d’abréviation. Que note Nina au tableau ? Réponse : « Ex. », justement.
Comment Nina donne-t-elle un exemple de mot raccourci sans perdre de temps ? Réponse : Elle abrège « exemple » en écrivant « ex. ».